Vêtements traditionnels et textiles en Birmanie

le longyi

Le vêtement traditionnel, le longyi, est toujours porté par les hommes et les femmes de toutes les générations, s’il est aussi supplanté chez les jeunes ou dans les grandes villes par la mode occidentale. Les hommes le portent avec une veste sans col et une chemise. Lire la suite

Festival de Phaung Daw Oo au lac Inlé

Festival-de-Phaung-Daw-Oo-au-lac-InleDepuis quelques années, la Birmanie s’ouvre au monde et ne cesse de nous dévoiler ses secrets bien gardés : pagodes, monastères, temples et stupas centenaires parsèment le pays. Côté nature, ses collines verdoyantes, montagnes aux cimes enneigées et plages aux eaux calmes continuent d’habiter l’esprit des voyageurs. Lire la suite

Les plages plus beauté de Birmanie

La Birmanie est un pays magnifique avec sa culture, ses habitants chaleureux, sa cuisine, ses temples et ses forêts luxuriantes. Cependant, même si le pays est la destination idéale des aficionados du voyage, personne ne vous reprochera de faire une (longue) pause sur une des plages paradisiaques qui bordent ses côtes. Lire la suite

Gastronomie: Curry de crevettes birman

Curry de crevettes birmanLa cuisine birmane (Myanmar Burma) traditionnelle est un surprenant mélange d’influences indiennes, chinoise, môn et birmane. Les curry birman sont les plus doux d’Asie car ils sont très peu pimentés et ils se composent de mélanges d’épices moins complexes que certaines régions de l’Inde. Un plat est toujours accompagné de riz. Cette recette à la fois raffinée, d’apparence compliqué et pourtant si simple, surprendra vos invités qui seront sans aucun doute séduit par ses parfums. Lire la suite

Un pays, des peuples : la diversité ethnique en Birmanie

La Birmanie affiche une des plus grandes diversités ethniques au monde. 135 groupes ethniques sont officiellement recensés par le gouvernement, qui totalisent une centaine de langue et de dialectes différents. Bien qu’aucun recensement précis ne soit disponible à ce jour, des évaluations convergentes estiment que les « minorités ethniques » (appellation qui regroupe l’ensemble des groupes n’appartenant pas à l’ethnie majoritaire bamar) représentent aux environs d’un tiers des 52 millions d’habitants que compte le pays.

ethnicmapOutre les Bamars, les Shan, Karen, Karenni, Mon, Kachin, Chin et Rakhine (ou Arakan) constituent les minorités les plus

Minorites de la Birmanie

Minorites de la Birmanie

importantes, auxquelles s’ajoutent des Chinois et des Indiens d’immigration plus récente.

Si de nombreuses minorités sont bouddhistes, à l’égal des bamars, certaines d’entre elles sont musulmanes (notamment le long de la frontière avec le Bangladesh, comme les Rohingya), et d’autres, à l’image d’une partie des Karens, se sont converties au christianisme durant la colonisation britannique. Ces clivages religieux constituent des lignes de fracture supplémentaires au regard de la Junte militaire au pouvoir.

En matière de répartition géographique, les Bamars sont concentrés dans la plaine centrale de l’Irrawaddy, tandis que les minorités peuplent essentiellement les « zones frontières » situées à la périphérie du pays, le long des frontières avec la Thaïlande, le Laos, la Chine, l’Inde et le Bengladesh. Ce constat doit toutefois être nuancé, d’importantes migrations internes ayant diversifié la configuration ethnique, en créant par exemple d’importants foyers de minorités dans les agglomérations de Rangoon ou de Mandalay.

La cohabitation entre les multiples groupes ethniques, et singulièrement entre les différentes minorités et l’ethnie majoritaire bamar, a constitué de longue date l’un des enjeux cruciaux de la difficile édification nationale. L’histoire birmane est ainsi jalonné de méfiance réciproque et de conflits ouverts, entrecoupées de certaines initiatives d’intégration nationale dans un cadre fédéral. Cette histoire a tourné ces dernières années à l’avantage de la Junte militaire bamar au pouvoir, générant une situation humanitaire particulièrement dramatique dans les zones peuplées par les minorités ethniques. A cet égard, l’attention internationale accordée à la répression de l’opposition démocratique par la Junte ne doit pas occulter l’enjeu de la nécessaire intégration des minorités ethniques au processus politique national. La réussite de cette intégration sera décisive pour la construction d’un Etat birman démocratique et en paix.

PORTRAITS DE PEUPLES DE BIRMANIE

Les Shans

Représentant entre 8 et 10 % de la population birmane, les Shans constituent une minorité ethnique de poids. Démographiquement en premier lieu, ensuite parce qu’ils sont répartis dans un Etat qui les rassemble pour la majorité d’entre eux : l’Etat shan. Un des sept états birmans situé dans l’est de la Birmanie, il est aussi un des plus vastes.

Apparentés aux Thaïs, le terme shan est d’ailleurs dérivé de siam, ancien nom de la Thaïlande, les Shans ont une histoire qui rend leur itinéraire au sein de l’histoire du pays singulier. Installés dans la région au 13ème siècle, venus du Yunnan (dans le sud ouest de la Chine), ils ont d’abord régné sur la haute Birmanie. Leur capitale se situait près de Mandalay, à Ava. L’apogée a duré deux siècles pendant lesquels ils contrôlaient les riches rizières au niveau du cours moyen de l’Irrawaddy. Dans les siècles suivants, ils ont constitué un ensemble de principautés dans les montagnes et hauts-plateaux de l’actuel Etat shan.

Les Karens

kayinSecond groupe ethnique en Birmanie, les karens vivent en majorité dans le delta de l’Irrawaddy et dans l’Etat karen dans l’est de la Birmanie. Peuple d’origine tibéto-birmane, ils sont aujourd’hui près de 7 millions, dont 4 millions dans la plaine de l’Irrawaddy, 2 millions dans le Kawthoolei (Etat karen) et 1 million disséminé dans plusieurs états voisins.

Le peuple karen n’est donc en rien homogène car il est éparpillé en de nombreuses tribus. On compte également 12 sous-groupes répartis dans deux grands groupes, les Karens des plaines et les Karens montagnards. Près de 10 à 15 % des Karens sont chrétiens, les autres sont animistes ou bouddhistes.

Les Was

Les Was sont une population tribale des hauts plateaux de la région shan, dans le nord-est de la Birmanie. Appartenant au groupe ethnolinguistique Môn-Khmer, les historiens attribuent aux Was d’être parmi les plus anciens habitants de la région, implantés depuis des siècles entre les fleuves de la Salween et du Mékong. Cette ethnie a une réputation redoutable puisque les Was étaient connus comme chasseurs de têtes humaines, puis ils se sont illustrés en suite en tant que valeureux guerriers au sein du Parti communiste birman.

Les Karennis

kayinSitués entre les shan et les karen, les karenni partagent avec eux certaines coutumes et traditions, reconnaissent quelques ancêtres communs mais n’en sont pas moins un groupe culturellement et historiquement différent. Parlant le kayah ou ses différentes formes dialectales, les karenni doivent leur nom à la couleur de leur costume. Traditionnellement, les femmes karenni portent une robe courte et une pièce d’étoffe rouge couvrant le dos et le torse, retenue à la taille par une grande ceinture de coton blanc. Sous leurs genoux, elles portent des anneaux laqués et parfois des anneaux d’argent.

La majorité des karenni sont aujourd’hui chrétiens, soit baptistes soit catholiques. Quelques uns sont bouddhistes mais l’animisme reste très présent avec et chaque village karenni possède son mat aux esprits, le Ko Thoo Bow. L’élévation de ce pilier donne lieu chaque année vers le mois d’avril à une fête du même nom dans tous les villages karenni et est aujourd’hui devenu une fête de l’état Kayah.

Les Arakanais et les RohingyasEtat_dArakan

Deux groupes ethniques vivent dans l’Etat Rakhine, région côtière de l’ouest de la Birmanie: les Arakanais d’origine tibéto-birmane et de confession bouddhiste, et les Arakanais d’origine persane ou indienne, de religion musulmane pour la plupart (les Rohingyas). Le conflit identitaire entre ces populations musulmane et bouddhiste est ancien et toujours latent. Les bouddhistes revendiquent être les uniques héritiers historiques de l’Etat Rakhine. Peuple non reconnu par le régime birman, les Rohingyas, apatrides et persécutés, vivent confinés le long de la frontière avec le Bangladesh. Nombre d’entre eux ont fui pour trouver refuge dans ce pays.